La ville à livre ouvert

Le mot PechaKucha vient du Japon, c’est une forme très stricte, mais d’une incroyable richesse aussi bien côté intervenant que côté participants. François Bon décrit le principe de cette soirée Ce qui change dans lire, à la médiathèque de Bagnolet, le 9 novembre 2010 à 19h. : 2 sets de 5 intervenants, 20 images chacune projetée pendant 20 secondes, soit 6’40 pour chaque intervenant, libre d’organiser à sa guise son discours. C’est rythmé, c’est visuel, c’est une fable, un monde tout entier qui se révèle.

Mon intervention (lecture avec sons et musique) aura pour thème : La ville à livre ouvert

Tout ce qu’il voit dans la rue, les gens qu’il y croise, les pensées qui lui viennent en marchant, tout ce qui l’obsède ou tend à disparaître, il le note sur un petit bout de papier de couleur qu’il peut détacher aisément et coller sur le mur de son bureau, à son retour. Il le fait à chaque fois qu’il sort se promener, à chaque fois qu’il marche dans la ville à sa recherche. La ville habite la ville. Elle se décompose et se recompose en une série de textes, de plans de lecture, de niveaux de sens, de collages de fragments et de moments qui font d’elle un texte ou, mieux, une succession, une addition de textes superposés, un palimpseste. Nous sommes à l’époque de l’espace, du simultané et de la juxtaposition. Et puis plus rien que le souffle heurté à soi-même. Nous défendons le vite. Le peu étant l’errance. Tous les livres qu’on achète, qu’on range dans nos bibliothèques, qu’on dispose sur les étagères de notre maison, contre les murs de chaque pièce de notre appartement, recouvrent peu à peu la moindre parcelle de notre intérieur jusqu’à en transformer radicalement les dimensions, les perspectives et, en règle générale, le sens de ce qui nous entoure. C’est une ouverture, une fenêtre.

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