Les lignes de désir : Texte en cours d’écriture

Les lignes de désir sont des passages coupant à travers parcs et espaces verts, visibles sous forme de pistes de terre mal dégrossies ou chemins de chèvres marqués dans le paysage à mesure d’un piétinement journalier. Tracées par chacun dans une volonté d’arriver plus vite à destination, ou simplement par curiosité, ces lignes matérialisent la force de transformation et de liberté que peut prendre chaque individu sur l’espace urbain.

desirelines1-a6197.jpg

Les lignes de désir est un projet de fiction, un récit à lecture aléatoire, un entrelacs d’histoires, de promenades sonores et musicales, cartographie poétique de flâneries anciennes, déambulations quotidiennes ou voyages exploratoires, récits de dérives aux creux desquels se dessinent les lignes de désir.

ld1-e97ea

Ce texte se compose d’une suite de monologues qui se font échos parfois dialoguent ou s’interrompent, écriture mosaïque, micros-fictions, ressassement de mots en mouvement dans le sens d’une marche en avant, dans le bruissement, la rumeur de la ville, son quotidien, non pas le spectaculaire de l’actualité mais ce qu’on ne voit pas puisqu’on y est immergé.

https://prezi.com/embed/8mfrlo2itchj/?bgcolor=ffffff&lock_to_path=0&autoplay=0&autohide_ctrls=0&landing_data=bHVZZmNaNDBIWnNjdEVENDRhZDFNZGNIUE1WKzFnZmFYMEFQMEh0K05yOXp1M3FTNElRQnZFaGtFMWJ1bGxJNExXYz0&landing_sign=H8vNUC6XlqE6K8oqET1FFQ59cC1DbLmFR_GPN4QfUpM

Quelques extraits du texte publiés sur Liminaire et d’autres sites :

Le dormeur de ville : Liminaire

Le soleil est haut dans le ciel, c’est un beau jour d’été. Il fait chaud, l’air est lourd, pas un souffle de vent. L’homme dort à même le sol, sommeil d’ivrogne, lourd et fatigué. Il a échoué là, sur le trottoir, sans savoir où il est, ce qu’il fait là. C’est un lieu que je connais bien, tous les matins le même rituel pour aller prendre mon train, remonter la rue à l’ombre écrasante du bâtiment de la SNCF.

Suivre sa ligne (de conduite) : Liminaire

On marche des heures durant, au hasard des rues et des rencontres. Les bâtiments, les passants, ou le sens de la circulation sont autant de rencontres que l’on fait en ville quand on marche.

À l’ombre : Liminaire

Dans ce passage guère accueillant, qui conduit au parking de cet immeuble sans charmes, ce lieu qui n’est pas un lieu, lieu de transition plus qu’un lieu de passage, tout en longueur, on n’y traîne guère.

Le train-train quotidien : Liminaire

Nous entrons en contact avec l’étrange mystère des espaces qui nous entourent. Sa métamorphose ne l’empêche pas de craindre d’être un jour ou l’autre démasqué.

Vous êtes ici : Liminaire

Cet homme, je le croise dans la rue, familiarité passagère avec lui, les traits de son visage, son expression. Je le connais, mais je ne parviens pas à mettre un nom sur son visage, identifier d’où nous nous connaissons.

Les lignes de désir (extrait 1) : Remue.net

Il avance en se parlant à voix haute. L’expérience de vivre passe par le langage. Saisir et transmettre par l’écriture l’expérience du sensible.

Les lignes de désir (extrait 2) : Remue.net

Tout ce qu’il voit dans la rue, les gens qu’il y croise, les pensées qui lui viennent en marchant, tout ce qui l’obsède ou tend à disparaître, il le note sur un petit bout de papier de couleur qu’il peut détacher aisément et coller sur le mur de son bureau, à son retour.

Une carte est toujours une forme d’abstraction : Vases communicants sur Carnets d’Arnaud Maïsetti

Il faut bien commencer : Vases communicants sur Tentatives de Christine Jeanney

Je suis une ville : Vases communicants sur Omega Blue de Guillaume Vissac

arton1140.jpg

Publicités